Imaginez un monde où un logiciel brillant, conçu pour protéger les plus vulnérables de notre société, se retrouve coincé dans les rouages administratifs. Eh bien, pas besoin d’imaginer, c’est exactement ce qui se passe avec Dapi. Ce logiciel anti-pédophile français prometteur, développé par une PME vosgienne, est actuellement bloqué par l’État. Un comble.
L’ironie bureaucratique
Dapi, c’est un peu comme si Samus Aran avait toutes ses armures et gadgets mais qu’elle était bloquée sur Zebes parce que quelqu’un a perdu la clé du vaisseau. Pensé pour aider les enquêteurs à traquer les contenus illégaux, ce logiciel pourrait être une arme redoutable dans la lutte contre la pédophilie en ligne. Et pourtant, malgré son potentiel évident et le soutien initial qu’il a reçu, il est en pause forcée.
Ce qui cloche ? On pourrait argumenter que l’État, avec sa tendance à vouloir contrôler et réglementer tout ce qui bouge (ou bouge trop vite à son goût), joue les gardiens du temple. Mais en attendant, chaque jour où Dapi reste inactif est un jour de plus où des prédateurs peuvent agir en ligne sans entraves.
En parlant d’ironie, on ne peut s’empêcher de penser à ces jeux vidéo où le héros est prêt à sauver le monde mais doit d’abord compléter une série de quêtes secondaires absurdes. Ici, la quête secondaire semble être l’approbation bureaucratique. Un vrai jeu de patience.
La question qu’on pourrait se poser est : combien de temps encore ? Combien de temps avant que Dapi ne reçoive le feu vert pour entrer dans l’arène et faire ce pour quoi il a été conçu ? Et surtout, combien de temps encore allons-nous tolérer que des outils aussi cruciaux soient freinés par la paperasse ?
Certains diront que c’est un problème typiquement français. Peut-être. Mais c’est surtout un problème humain. Un problème où la technologie et l’innovation sont prêtes à avancer à grands pas tandis que nos institutions peinent à suivre le rythme. Mais restons optimistes (ou naïfs), espérons qu’un jour prochain, ce genre de blocage ne soit qu’un souvenir du passé. Parce que dans notre quête pour un monde meilleur et plus sûr, chaque outil compte.
