C’est un peu comme si la France venait de perdre l’une de ses meilleures cartes dans le grand jeu technologique mondial. Criteo, ce mastodonte du reciblage publicitaire né à Paris, s’apprête à traverser l’Atlantique pour s’installer aux États-Unis. Un départ qui soulève bien des questions sur l’attractivité de notre pays pour ses champions tech.
Un Exil Annoncé mais Surprenant
Vingt ans après sa création, Criteo décide de quitter le bercail. Pourquoi? La réponse semble se trouver dans un contexte politico-économique tendu qui devient de plus en plus pesant. La France n’a jamais été un terrain facile pour les entreprises tech ambitieuses, mais le récent climat semble avoir précipité cette décision. On pourrait comparer cela à un joueur de RPG qui, après avoir exploré à fond sa zone de départ, se sent obligé d’avancer vers des terres plus prometteuses pour continuer sa quête.
Cette migration vers les États-Unis n’est pas seulement une question d’opportunités économiques. C’est aussi une déclaration, presque un cri du cœur concernant l’environnement des affaires en France. Peut-on vraiment blâmer Criteo? Quand on pense aux lourdeurs administratives hexagonales et aux incertitudes fiscales, même Mario aurait du mal à sauter par-dessus ces obstacles.
Ce qui est intéressant, c’est que cette décision intervient alors que Criteo est déjà bien implanté sur la scène internationale, cotée au Nasdaq depuis 2013. Elle a fait ses preuves et pourtant, elle ressent le besoin de changer d’air. C’est un peu comme un vieux film culte qui décide soudain d’avoir une suite… mais tournée sous un tout autre ciel.
Quelles conséquences pour la France? Eh bien, il est peut-être temps de repenser notre approche pour retenir nos talents et nos entreprises phares. Parce qu’à force de voir nos héros partir, la France pourrait bien devenir le niveau qu’on finit par zapper dans le grand jeu mondial des technologies.
